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Laurent Delaire
Scripsi           



Le cycle Scripsi est constitué d'un ensemble de "manuscrits" dont les formes diffèrent mais où le processus d'élaboration reste identique  : des rouleaux ou des feuillets sont recouverts sur leurs deux faces d'une écriture à la fois indéchiffrable et sans matérialité. En effet, le blanc dont elle est constituée est en réalité le blanc du papier mis à jour grâce à un travail de réserve. 

 Cette pratique d'écriture, quotidienne, est devenue avant tout une modalité d'être ici et maintenant. Elle porte en elle l'expérience même du présent, concrétisée dans un flux continu et régulier, rythmé par le trempage de la plume dans le fluide à masquer. Libérée de toute démarche intellectuelle, cette pratique n'en est pas moins un effort constant d'attention, dont l'enjeu consiste à recentrer en permanence mon attention sur le geste et ma respiration.

Chacun de ces manuscrits représente plusieurs mois de travail, ce qui répond à une nécessité d'inscrire ce travail dans le temps. Le support, un papier Hahnemühle 265 grammes, est soit découpé en rouleaux de 10 mètres (Scripsi I et VI), soit déchiré en grandes bandes irrégulières (Scripsi V), soit en feuillets allongés (Scripsi IV), etc. Chaque manuscrit (Scripsi I, II...VII) est composé de 42 m2 de papier environ.         
Dans la mesure ou elle est d'une part dissimulée (éléments pliés, roulés, empilés...) mais surtout indéchiffrable, cette écriture est donc pricipalement destinée à être «  sue  » plutôt que «  lue  ». Par conséquent, son sens est à chercher ailleurs. Peut-être est-il  «  dans les formes scripturales elles-mêmes, en- deçà d'un langage commun, ou alors dans l'action qui les a fait exister   […] Lorsque le sens lexical des mots disparaît, autre chose peut se faire jour, une forme, un mouvement, un rythme, une temporalité.  » (Klaus Speidel à propos de l'exposition  L'écriture de l'écriture en 2015 à la galerie Vincenz Sala) .